Seriez-vous prêt à passer un test de connaissances avant d’adopter un chien ou un chat ? C’est la résolution proposée par Loïc Dombreval, un député de la région PACA. L’homme politique vient d’annoncer, via un post Twitter, le dépôt de son rapport au gouvernement ce mardi 23 juin 2020. Une idée que ce dernier, vétérinaire de carrière, souhaite mettre en place pour lutter contre la maltraitance et l’abandon des animaux de compagnie dans l’hexagone.

Quel est le but ?

L'objectif n'est pas d'interdire l'acquisition d'un animal ou de faire peur aux futurs propriétaires mais de faire prendre conscience des contraintes qu’une adoption représente. “Si vous le ratez, vous pouvez recommencer tout de suite. C'est aussi un moyen d'enregistrer les informations importantes et de s'en souvenir", souligne Loïc Dombreval. Le test n'est donc ni rédhibitoire ni éliminatoire. C’est aussi une manière de responsabiliser les futurs adoptants. "Ce test permet de réfléchir et de se demander si, au final, c'est une bonne idée. Cela pourra notamment freiner les "achats d'impulsion" qui entraînent souvent des abandons et des maltraitances, par négligence ou par incompréhension", détaille le député.

Où et comment faire le test ?

Le questionnaire sera à réaliser sur internet avant l'adoption, en quelques clics. Loïc Dombreval envisage de le mettre en ligne sur un portail dédié à la protection et au bien-être animal, sur le site du ministère de l'Agriculture. Cela permettra d'avoir en même temps accès à toutes les informations essentielles pour les futurs acquéreurs et les propriétaires.

Tous les animaux sont concernés ?

Ce test est uniquement envisagé pour l'adoption de chiens et de chats, premières victimes des abandons. Un certificat de capacité est également proposé pour les équidés. "Là aussi, il est important de savoir dans quoi on s'engage quand on achète un cheval. C'est un investissement pour au minimum 20 ans.", estime le député. 

Mesurer l’intérêt des maîtres en devenir

Avant toute adoption, le député propose, à travers le groupe d’étude « condition animale » propose de faire passer un test de connaissance. Il permettrait de mesurer l’intérêt, la responsabilité et la compréhension des propriétaires en devenir. Une mesure qui s’ajoute à de nombreuses autres, comme la mise en place d’un numéro vert pour dénoncer les actes de maltraitance.

Un test de connaissances mais pas seulement

L’autre cheval de bataille de Loïc Dombreval et son équipe ?  L’interdiction de vente d’animaux dans les foires, marchés, expositions, animalerie et sites internet spécialisés. Il faut dire que le sujet manque cruellement de poids dans la politique française actuelle, quand on sait que cela ne fait que 4 ans que les animaux ne sont plus considérés comme des meubles aux yeux de la loi.  « La protection animale n’est pas incarnée politiquement. Seule une autorité administrative indépendante peut faire avancer la condition animale et le droit des animaux en France”. Le député a donc suggéré de créer une structure dédiée au sujet, comme ont pu le faire nos voisins Belges. Une initiative qui pourrait changer la donne quand on sait que la France est championne d’Europe des animaux domestiques. En effet, un français sur deux a chez lui un chat, un chien, un lapin, un oiseau, un poisson rouge… Et pourtant 100 000 animaux sont abandonnés chaque année, dont 60 000 en été.